À propos

Je suis un passionné des animaux et depuis que je connais les buffles, c’était un rêve de pouvoir en élever. Cela a commencé à se réaliser en avril 2006 quand j’ai reçu trois petits buffles que j’avais commandés dans un élevage dans le Nord. J’avais déjà un peu d’expérience avec le “petit bétail” — chèvres et moutons, mais là c’était autre chose !

Le vétérinaire lui-même était terrifié en les voyant, et j’ai passé les quelques premiers jours dans l’incertitude, me demandant ce que j’avais bien pu inventer pour acheter trois jeunes buffles !

Il faut dire que dans le fin fond de la Sarthe, on ne croise pas des buffles à chaque coin de champ. Et puis le langage n’est pas là pour nous aider : malgré mes explications, les gens prennent ça pour des buffles d’afrique, c’est à dire des bestioles sauvages comme c’est pas permis. C’est alors qu’on sent un certain sentiment de méfiance, voire carrément d’effroi qui traverse leur visage. Alors toutes mes explications sont vaines pour essayer de défaire l’impression transmise par le terme BUFFLE.

Pour d’autres, sans doute par une liaison anglo-saxone subconsciente, c’est un amalgame avec le BISON qui est fait. “Ah oui, c’est vous qui élevez des bisons”. A ma connaissance ce n’est qu’en anglais que l’abus de langage existe d’appeler des bisons des buffles, c’est pourtant pas la même chose !

Mais il faut dire quand même que j’ai déjà rencontré des gens qui comprennent immédiatement quand on leur parle du buffle d’eau, ou du buffle d’Asie. En particulier Tad Coz, mon grand-père par alliance a connu ces bêtes en Indochine durant sa carrière militaire. Mais ses connotations ne sont pas, on peut le comprendre, des plus tendres — c’est le cas de le dire, il m’a dit avoir mangé du buffle — un vieux mâle qui pouvait sans doute plus travailler — et que c’était tout sauf tendre. J’imagine bien !